Fusion acquisition (M&A) : C’est quoi ?

Une fusion acquisition (M&A) est un accord entre deux entreprises existantes qui vise à créer une nouvelle.

Il existe plusieurs types de fusions. Par ailleurs, les raisons de procéder à une opération de fusion acquisition sont diverses.

En effet, la fusion acquisition vise en général étendre le champ d’action d’une entreprise à travers, par exemple :

  • Premièrement, la pénétration de nouveaux segments
  • Deuxièmement, le gain des parts de marché
  • Troisièmement, le bénéfice de synergies technologiques, ou opérationnelles (réduction de coûts d’exploitation,…)

De manière générale, ces opérations visent à accroître la valeur pour les actionnaires.

Typologies des fusions acquisitions (M&A) par objectif

On distingue en général, trois types de fusion acquisition (M&A) par rapport à leurs objectifs :

Premièrement, la fusion acquisition « conglomérat »

Cette fusion se fait entre des entreprises sur des marchés différents. En général, elle permet de diversifier les risques d’un groupe.

Il s’agit, en effet, d’une fusion entre deux ou plusieurs entreprises exerçant des activités non liées. Les parties de la fusion peuvent opérer dans :

  • D’abord, des secteurs différents
  • Ensuite, dans des régions géographiques différentes.

On distingue, en général,

  • Les conglomérats purs qui lient des entreprises qui n’ont rien en commun.
  • Des conglomérats mixtes qui, en revanche, lient des entreprises qui essayent d’avoir une extension de leur activité.

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Deuxièmement, la fusion-acquisition horizontale

Dans ce cas, des entreprises du même secteur fusionnent afin d’améliorer leur position de marché.

Une fusion horizontale, dite aussi « congénérique » ou « par extension ». Il s’agit de combiner deux (ou plusieurs) entreprises qui opèrent sur le même marché ou dans le même secteur. En effet, dans ce cas, les facteurs de production se chevauchent, tels que le marketing ou la R&D.

Un exemple de fusion horizontale est l’absorption au Maroc de WafaBank par la BCM pour créer le mastodonte AttijariWafa Bank.

Troisièmement, la fusion-acquisition verticale

Il s’agit d’une fusion d’entreprises qui se situent à différents niveaux de la chaîne de valeur fusionnent.

Exemple : une société qui produit des pièces de rechange fusionne avec un constructeur de machines.

L’objectif de ces fusions est d’accroître les synergies qu’on obtient notamment par la réduction des coûts.

Typologies des fusions-acquisitions par procédé juridique

Par ailleurs, on peut classer les opérations de M&A selon les natures juridiques de l’opération.

Fusion-absorption

On parle de fusion-absorption lorsque la fusion débouche sur la disparition d’une des sociétés. En effet, dans le cas d’une fusion-absorption nous avons :

  • D’abord, une société absorbée : Cette dernière disparaît à la suite de la fusion. Elle transmet son patrimoine à la société absorbante. Par ailleurs, les actionnaires de l’absorbée reçoivent en contrepartie des actions de la société absorbante ;
  • Ensuite, une société absorbante reçoit la totalité de leur patrimoine de l’absorbée. De ce fait, l’opération consiste :
    • Premièrement, l’augmentation de capital social par apport en nature du patrimoine de l’absorbée ;
    • Deuxièmement, la dissolution sans liquidation de la société absorbée.

Parfois, la société absorbante est une entité nouvellement créée. En effet, la société née de la fusion joue le rôle d’absorbante.

Acquisition de titres

Il ne s’agit pas juridiquement d’une fusion. En effet, la société acquise garde sa personnalité juridique et devient, par conséquent, une filiale d’un groupe.

Par ailleurs, les anciens actionnaires de la société acquise reçoivent soit du cash ou des actions de la société acheteuse.

Apport partiel d’actifs

La fusion par apport partiel d’actif signifie que la société absorbée apporte une partie de son actif à l’absorbante. Cet apport conduit à augmentation de capital du montant de l’actif apporté. De ce fait, la société qui réalise l’apport devient actionnaire dans la société qui a reçu l’apport. Par ailleurs, l’augmentation de capital peut se faire avec ou sans prime d’émission.

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