Economie et Gestion

EBITDA : Définition, formule de calcul et histoire

comptabilité fiscale

L’EBITDA est un sigle anglais pour Earning Before Interests, Taxes, Depreciations and Amortizations. En effet, il s’agit d’une valeur qui mesure le résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement.

Les financiers dans le monde anglo saxone et ailleurs utilisent largement cet indicateur.

Cet indicateur essaye de mesure la rentabilité sans les effets suivants :

  • Premièrement, les intérêts pour analyser la rentabilité de manière indépendante à la structure de financement ;
  • Deuxièmement, les taxes pour analyser la rentabilité sans l’impact du système fiscal dans lequel évolue l’entreprise ;
  • Enfin, les dépréciations et les amortissements qui n’ont pas d’effet sur la trésorerie de l’entreprise.

Il s’agit d’une mesure largement utilisée en analyse financière et en évaluation des entreprises.

L’EBITDA n’est pas une mesure reconnue par les principes comptables généralement admis.

Certaines sociétés cotées présentent l’EBITDA dans leurs notes d’informations périodiques et rapports de gestion.

Formules et calcul de l’EBITDA

A partir des informations dans le compte de résultat, il est facile de calculer cet indicateur.

Les chiffres dont on a besoin figurent tous dans le comptes de produit et de charges :

  • Premièrement, le bénéfice net ;
  • Deuxièmement, l’impôt sur les sociétés ;
  • Troisièmement, les intérêts ;
  • Quatrièmement, les amortissements et les dépréciation.

Parfois, il est nécessaire de s’aider des détails des dotations aux amortissements et provisions qui figurent dans des tableaux annexes.

Le raccourci habituel pour calculer l’EBITDA est de commencer par le bénéfice d’exploitation, également appelé bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT), puis d’ajouter les amortissements.

Il existe deux formules distinctes d’EBITDA, l’une basée sur le bénéfice net et l’autre sur le bénéfice d’exploitation.

Les formules respectives de l’EBITDA sont les suivantes :

EBITDA = Résultat net + Impôts + Intérêts + Dépréciation et amortissement

et

EBITDA = résultat d’exploitation + dépréciation et amortissement.

Comprendre l’EBITDA

L’EBITDA est le résultat net auquel on ajoute les intérêts, les impôts, la dépréciation et l’amortissement.

En effet, les entreprises utilisent cet indicateur L’EBITDA pour suivre et comparer la rentabilité des entreprises indépendamment de :

  • Premièrement, leurs hypothèses d’amortissement
  • Deuxièmement, de leurs choix de financement.

Comme les bénéfices, on utilise cet indicateur dans les ratios d’évaluation.

En effet, on l’utilise notamment en combinaison avec la valeur de l’entreprise : Les multiplicateurs d’E.B.I.T.DA. Il s’agit, en effet, d’une méthode d’évaluation des entreprises les plus utilisée. La valeur d’une entreprise se calcule on appliquant un multiplicateur à l’EBITDA.

Les analystes utilisent cette méthode dans mes industries à forte intensité d’actifs, avec beaucoup d’immobilisations corporelles et des coûts d’amortissement hors caisse élevés.

Dans ces secteurs, les coûts que l’EBITDA exclut peuvent masquer les changements de la rentabilité sous-jacente – par exemple, comme pour les pipelines d’énergie.

Parallèlement, les analystes utilisent l’amortissement pour passer en charges le coût du développement de logiciels ou d’autres propriétés intellectuelles.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les entreprises de technologie et de recherche en phase de démarrage utilisent l’E.B.I.T.D.A lorsqu’elles parlent de leurs performances.

Les variations annuelles des dettes et des actifs fiscaux qui doivent être reflétées dans le compte de résultat peuvent ne pas être liées à la performance opérationnelle.

Les frais d’intérêt dépendent des niveaux d’endettement, des taux d’intérêt et des préférences de la direction concernant le financement par emprunt ou par capitaux propres. En excluant tous ces éléments, on se concentre sur les bénéfices en espèces générés par l’activité de l’entreprise.

Histoire de cet indicateur dans l’analyse financière

Cet indicateur a vu le jour aux USA. Le premier analyse qui l’a mentionné est John Malone.

Ce pionnier de l’industrie du câble a inventé cette mesure dans les années 1970. En effet, il s’agit d’un indicateur qu’il utilise pour convaincre les prêteurs et les investisseurs de sa stratégie de croissance à effet de levier. Cette stratégie consiste à recourir à l’endettement et à réinvestir les bénéfices pour minimiser les impôts.

Dans les années 1980, les investisseurs et les prêteurs qui utilisent les rachats par endettement (LBO) ont trouvé l’EBITDA utile. En effet, il permet d’estimer si les entreprises ciblées avaient la rentabilité nécessaire pour assurer le service de la dette finançant l’acquisition.

Les acheteurs de LBO avaient tendance à cibler des entreprises dont les plans d’investissement à court terme étaient minimes ou modestes, tandis que leur propre besoin de garantir le financement des acquisitions les a amenés à se concentrer sur le ratio EBITDA/couverture des intérêts, qui met en balance la rentabilité opérationnelle de base représentée par l’EBITDA et les coûts du service de la dette.

L’EBITDA a acquis une certaine notoriété pendant la bulle Internet, lorsque certaines entreprises l’ont utilisé pour exagérer leurs performances financières.

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